Présentation
Les mégapoles, défi inscrit en tête de l’agenda mondial et intrigue scientifique
Sur tous les continents, des agglomérations de plus de dix millions d’habitants avec une croissance démographique qui semble inexorable posent de multiples questions dont développement, transports et voyages sont des plus épineuses.
Ce site reprend les textes de références et évènements organisés par l’INRETS et Act-Consultants
LES AUTEURS
Francis Papon |
Cynthia Ghorra-Gobin |
Jean-Louis Maupu |
Chao-Fu Yeh |
Abra Walsh |
Manuel Appert |
Ludovic Jonard |
Jean-Paul Hubert |
Eric Denis |
Nicolas Douay |
A LA UNE
Centralités et mobilités
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Questions, propos et textes
Informations pratiques
9 Avril 2008 - Mégapoles transports et mobilités : Confrontations
SHANGHAI - des ponts sur la tête du dragon
DANS CET EVENEMENT
Atelier international le 8 avril à l’EHESS
Atelier Téhéran du 7 avril 2008
Beijing, aux carrefours d’une mégapole colossale
BUENOS AIRES - L’étalement imparable
Calibrer l’offre et les réseaux de transport en commun
Changement social et mobilités urbaines à Téhéran
Confronter les Petits Moyens aux Grands problèmes urbains
Congestion de la mobilité téhéranaise
Continuité du bâti et croissance périurbaine délimitent-elles des périmètres pertinents d’analyse des transports ?
Coup de frein à la mobilité dans Saint Paul l’impétueuse
Défis des transports dans la capitale sud-coréenne
Déplacements motorisés et étalement illimité de Buenos Aires
D’une mégapole à l’autre
Entre la ville creuse et la mégapole compacte
Etirement cairote et mobilités résidentielles/pendulaires
Interconnections techniques et urbanistiques de la mobilité séoulite
L’industrie automobile et les taxis collectifs à Téhéran
Les supervoies de la supermégapole : Super Mari (Shanghai)
Les taxis, service de mobilité intermédiaire téhéranaise
Londres : une métropole région
Renaissance du comptoir banni (Shanghai trad. “sur la mer”)
Première agglomération chinoise avec environ 17 millions d’habitants y compris les trois millions de ruraux et autant de migrants porteurs d’une autorisation de séjour provisoire depuis plus de six mois, Shanghai concentre un centième de la population de la Chine. Le développement urbain a été délibérément contenu dans la deuxième moitié du dernier siècle (excepté Hong-Kong et Macao, épargnées par le maoïsme). Le revenu per capita est le plus élevé de la République populaire. La croissance de cette forteresse économique est historiquement liée au commerce international, dont l’importance reprend avec l’ouverture de l’économie et l’aménagement récent des régions industrielles. Avec Pékin, Tianjin et récemment Chongqing, Shanghai a un statut de municipalité qui la place directement sous l’autorité du gouvernement central, au même titre que les 23 provinces (Taiwan y compris), les cinq régions autonomes (telles que le Tibet) et maintenant les deux régions administratives spéciales que sont devenues Hong-Kong et Macao. Ceci équivaut à une région métropolitaine brésilienne, mais dans le contexte d’un pays qui reste principalement rural : se rapprochant de la taille de São Paulo, Shanghai apparaît aussi au commandement économique national sans être capitale politique. Sur l’embouchure du fleuve Yangzi, large de seize kilomètres, Shanghai s’étend sur plus de 6340 kilomètres carrés, dont 122 en surface aquatique ; la municipalité prolonge cette aire de 120 kilomètres du nord au sud et presque cent d’est en ouest.
La superficie de l’agglomération couvre 2 057 kilomètres carrés, dont 410 pour la vieille ville et le nouveau secteur d’activité de Pudong (soit quatre fois ville de Paris), produisant un noyau urbain très dense (comme à Séoul) ; cette mégapole est divisée en dix-neuf districts. Le nouveau modèle de ville étonne tant dans la maquette géante exposée au musée de planification urbaine qu’en faisant le tour de la ville selon son autoroute externe en anneau (cercle autour de six cents km2 de dense urbanisation et de gratte-ciel (le disque du monde). En particulier, la nouvelle région de Pudong devient un emblème de la ville, avec sa tour de télévision et la tour de Jin Mao.
Le réseau d’autoroutes urbaines forme une croix au centre ville avec deux anneaux routiers. Pourtant, le taux de propriété de voitures particulières est demeuré bas, le coût élevé de stationnement étant dissuasif et de lourds impôts grevant encore l’achat d’un véhicule ; les taxis sont une option plus accessible que celle d’entretenir une voiture individuelle et sont couramment empruntés. C’est pourquoi la congestion a pu être contenue un temps sur des autoroutes urbaines, à l’inverse de ce qu’il s’est produit à Pékin dont le parc de voitures a beaucoup augmenté (Allaire, 2003). La municipalité de Shanghai inaugure des lignes de métro à un rythme forcené (presque une par an) qui connaissent rapidement une fréquentation élevée, bien que les transferts soient mal organisés. Les encombrements majeurs dans la rue commerçante la plus célèbre (Nanjinglu) ont conduit à en faire un axe piétonnier. D’autres artères centrales sont également interdites aux cyclistes, qui sont nombreux dans d’autres rues et assurent plus de voyages que le transport en commun. La croissance économique, la stratification sociale, la troisième modernisation industrielle, des cycles urbains développant des modes motorisés, une densité combinée avec l’activité rurale préservée, tout ceci donne une importance à l’analyse de Shanghai mégapole, indépendamment de celle de l’économie chinoise.
| routes | 11 825 km |
| métro | 92,5 km |
| stations | 68, desservant 57,4 km2, 1,52 M depersonnes. |
| véhicules de transport public | 18 000, avec 1,2 millions de places |
| véhicules | 2 015 701, dont 842 062 automobiles |
| déplacements par personne et par jour sur l’ensemble de la municipalité | 2,21 |
| déplacements en bus (et trolley) par jour | 6,07 M |
| voyages en bus (et trolley) par jour | 7,71 M, de 58 min et 8,4 km en moyenne |
| Parc automobile (estimé) | 0,84 Millions VP Total véhicules 2,02 Millions |
(données 2004) |
F. Papon
Notes :SUR « Shanghai »



