Présentation
Les mégapoles, défi inscrit en tête de l’agenda mondial et intrigue scientifique
Sur tous les continents, des agglomérations de plus de dix millions d’habitants avec une croissance démographique qui semble inexorable posent de multiples questions dont développement, transports et voyages sont des plus épineuses.
Ce site reprend les textes de références et évènements organisés par l’INRETS et Act-Consultants
LES AUTEURS
Eric Denis |
Julien Allaire |
Etienne Henry |
Ludovic Jonard |
Francis Kuhn |
Abra Walsh |
Kyung Chul Lee |
Nicolas Douay |
Cynthia Ghorra-Gobin |
René Coulomb |
A LA UNE
Centralités et mobilités
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Informations pratiques
Questions, propos et textes
27 Mai 2008 - Centralités et mobilités
Audiovisuels et débat
Mégapoles transports et mobilités : confrontations
Débat public avec le Comité scientifique
A. Bonnafous, B. Decomps, M. Rochefort, I. Sachs et P. Signoles
Présentation E. Henry, animation A. Querrien
séance reportée
Atelier São Paulo seconde session
Audiovisuels et débat
Dans la mégapole, la distance spatiale est aussi sociale et la mobilité quotidienne n’est pas réductible à ses expressions en matière de transports, aussi puissants qu’agissent les freins dus à l’éloignement et à l’inaccessibilité.49 La mobilité prend manifestement de nouvelles expressions expression culturelles, qui renforcent ou contrecarrent les processus de ségrégation. L’observation de ces nouvelles manifestations suscite le recours à des méthodes, disciplines et outils moins conventionnels, pour autant non moins rigoureux. Les matériaux contrastés rassemblés autour de São Paulo ouvrent ce débat.
Chapon rond vertueux : les soirées poétiques de la Coopérifa
Dans une périphérie pauvre réputée parmi les plus violentes de São Paulo (Capão Redondo), un groupe de poètes se réunit tous les mercredis depuis six ans et affiche une production culturelle inespérée, en quantité comme en qualité. Son histoire est contée par des citadins affirmant ainsi le pouvoir de transformation de leur pratique indépendante. Elle montre un renouveau de l’action culturelle contemporaine.
L’expérience de ces soirées poétiques étonne la classe moyenne qui associe habituellement cette zone de relégation à la violence et à l’ignorance, autant qu’elle détonne par la qualité littéraire et le contenu émotionnel d’une expression de force de la culture populaire. Lorsque l’actualité nous abreuve d’informations orientées vers la formation de préjugés, le regard que nous invitons à poser sur ce Sarau da Cooperifa vient en contrepoint proposer un élément important de compréhension ouverte de la richesse et de la diversité de notre société.
La Zone Sud contribue régulièrement à noircir les pages friandes en hauts-faits divers d’une presse qui stigmatise dans l’imaginaire collectif une population volontiers présentée comme miséreuse, violente et ignorante. Le matériau rassemblé dans ce documentaire se confronte à cette image, à laquelle il oppose des aspects généralement ignorés des media. On veut aussi souligner la croissance récente de la production culturelle périphérique. Des groupes de branches différentes (la musique, le théâtre, la danse, la littérature…) apparaissent et se consolident comme référence des périphéries de grandes villes brésiliennes, leur expression étant décrite comme une vraie révolution culturelle. Mot-à-mot, Capão Redondo se traduirait en « chapon rond » : ce surgeon encore sans raisin vrille déjà sur pied à l’enivrement.
“Povo lindo, povo inteligente !”. O sarau da Cooperifa
Documentaire 50 minutes Mini DV - NTSC
2008.
Direction : Sérgio Gagliardi et Maurício Falcão
Scenario : Sérgio Gagliardi - www.gag.com.br
Assistant de production : Alessandro Buzo
Production : DGT Films/Toni Nogueira - www.dgtfilmes.com.br
précédé d’un court métrage inédit (2006)
Entre les murs
A côté du riche district d’Alphaville, inauguré, comme son nom l’indique, en surfant sur la nouvelle vague du cinéma français, Tamburé est un de ces havres de richesse en vase clos, gated comunity ou condominium fermé à tarif prohibitif, même pour ses résidents qui fuient maintenant les charges excessives et se replient vers les tours des beaux quartiers de São Paulo. A trente kilomètres, derrière le périphérique Rodoanel en construction, la commune de Barueri qui héberge aussi une raffinerie a dernièrement été inondée par l’explosion d’une canalisation de pétrole. Mais surtout, les bois qui entouraient les enclos de résidences de luxe sont progressivement rongés par des urbanisations plus ou moins frauduleuses pour une population qui vit de services domestiques, mais aussi menace la sécurité et, surtout, les valeurs foncières… Telles sont les bribes de conversation entre une propriétaire et ses invitées, accompagnées de ses domestiques et de ses chiens, enregistrées lors du tournage d’une visite inespérée d’une boursière de la Villa Medicis hors-cadre, cependant qu’elle faisait tourner sa caméra entre les murs vers la parcelle de favela qui se rapproche de leur paradis. Les représentations saisies vont au-delà des clichés de la consommation et de la société globale : elles montrent les désirs et frustrations contradictoires de femmes aussi branchées qu’immobiles… La société qui se produit au-delà de la pelouse et des vestiges d’une cabane dont la famille, sans-logis, est allée vivre de l’autre côté du mur bordé de bananiers : le territoire devient, selon l’hôte, un enfer qu’il faudrait quitter.
Entre Muros 2006 DVD 12’ 03’’
Paola Salerno (production, scénario, caméra et montage) Sous-titré en anglais
et du diaporama
Une ville à s’arracher les dents.
Cidade Tiradentes, arrondissement de Saint Paul
Ce héros de l’Indépendance s’est vu arracher la vie comme il arrachait les dents de ses patients : sons surnom a été attribué à cette ’fazenda’ expropriée en 1982 et dont on arrachait les arbres pour planter des barres de logements vendus à crédit aux ouvriers arrachés de leurs provinces par l’ascenseur de la mobilité sociale, mais dont les emplois sont depuis arrachés par la globalisation... À 42 km du centre, dans leurs appartements prolétariens de 42 m2, il reste à ces mutants leurs jambes pour courir avant l’aurore jusqu’au bus qui les mènera au train bondé les transportant vers le centre-ville, lieu saturé de passage obligé pour toute activité. Tout n’est pourtant pas désolation dans ce district parmi les plus dynamiques, maintenant autonome, s’organisant face à la crise, à la violence et à la délinquance, arrachant des victoires aux championnats de football de la périphérie, des équipements de la part d’une ville qui veut les oublier, des places dans les meilleures universités, etc. L’esprit de Tiradentes leur permettra-t-il d’arracher des emplois pour une population dont plus de la moitié se trouve aujourd’hui au chômage ? Question lancinante posée par tous les enquêtés d’une intense étude pionnière sur ce terrain.
Cohab, habitat social brésilien. Une ville à s’arracher les dents : Cidade Tiradentes, arrondissement de Saint Paul 100 p. Etienne Henry Conception, matériau, texte et images “Semaine de la ville”, Tours 06/04/04 (200 photographies ©etien).
www.megapole.org/Cohab-habitat-social-bresilien.html
Documents joints
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Programme 28/05/08 a.m. MAL (PDF - 146.6 ko)Descriptifs audiovisuels :
Une ville à s’arracher les dents (E. Henry)
Entre les murs (P. Salerno)
Chapon rond vertueux (S. Gagliardi.




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